Chronique de DespairHate : "Requiem for the Innocent"

DespairHate - Requiem for the Innocent
DespairHate - Requiem for the Innocent

 

Si je vous dit Metal Symphonique à chanteuse, vous pensez immédiatement à Nightwish ou Within Temptation ! Très bien mais là nous allons parler de DespairHate ! Ce groupe français, formé par Eric Palumbo (batterie), est originaire de Nancy. Après une première démo en 2011, le line-up se stabilise en 2012. Forts de leur expérience dans des groupes tels que Benighted Soul, Fenrir ou encore Edenfall, les membres travaillent au premier album Requiem for the Innocent.

 

 

 

Cette production, enregistrée au AHStudio, voit le jour en décembre 2013. Pour l'occasion, Philippe Giordana de Fairyland est venu aidé le groupe pour arranger les orchestrations. La pochette, signée Natalie Shau, est plutôt originale. Elle représente une reine (ou une princesse) avec une horloge dans les cheveux. Est-elle Ophelia, clin d’œil à Hamlet de Shakespeare, dont il est question dans le troisième morceau ?

 

 

Dès l'intro, nous entendons des chœurs et un clavier agrémentés de ce qui semble être un violon. Tout à coup, la batterie arrive pour donner un souffle épique. On se croirait presque dans un film et cela est valable tout au long de l'album. Pas de doute, nous sommes bel et bien en train d'écouter du Metal Symphonique avec des orchestrations bien travaillées.

 

 

Ne vous attendez pas à entendre quelque chose de mielleux ou proche de la guimauve. Non, DespairHate aime les riffs incisifs proches de ce qu'on peut entendre dans le Thrash par exemple. Eric Palumbo ne caresse pas sa batterie mais il tape et tape encore ! Cependant, cet instrument occupe une place considérable, relayant les orchestrations et le chant au second plan. Le mixage gagnerait à être affiné dans ce sens. Cela est dommage car les compositions sont riches et variées.

 

 

« Martyr » démarre sur les chapeau de roues avec seulement un bruit lointain de cloches, ce qui apporte une note de douceur par rapport aux riffs soutenus. Les premières notes de « The Enemy Within » évoquent le Thrash Metal. Nous pouvons aussi relever le début du morceau « Ophelia's Garden » qui est plutôt sombre et quelque peu effrayant. Il n'est pas rare d'entendre des soli de guitare bien techniques. Prenez, par exemple, « Versus » à 02:54 ou encore « A Rose for the Forgotten Ones » à 05:02. Cela permet de casser le rythme des morceaux et de ne pas tomber dans une simple composition couplet/refrain/couplet.

 

 

De même, le chant n'est jamais redondant car il y a une alternance entre la voix féminine de Nyx et celle masculine d'Alex. Cependant, le chant n'est pas toujours réussi et il arrive fréquemment qu'il sonne faux. Mais tout n'est pas perdu, « Dead Love Reveries » nous réserve une surprise. Le chant masculin se transforme en growls pour notre plus grand plaisir. Cette piste gagnerait à être exploitée dans de futures productions.

 

 

 

Note : 13/20