Chronique de Maleficentia : "Revelation from the Ancestral Whisper"

Maleficentia - Revelation from the Ancestral Whisper
Maleficentia - Revelation from the Ancestral Whisper

Originaire d’Île-de-France, Maleficentia a vu le jour en 1998. Deux ans après, le groupe enregistre un premier album Born of Steel and Fire avant d'être confronté au départ de quatre membres. Suite à un important changement de line-up, Maleficentia sort en 2003 un second album Under the Banner of Suffering (Melancholia Records). Après cinq ans sans production, les musiciens proposent Revelation from the Ancestral Whisper.

 

Cet album, au mixage de bonne facture bien qu'auto-produit, présente un black symphonique de qualité. Les compositions sont bien pensées et montrent que le groupe a acquis une certaine maturité. En effet, les amateurs d'extrême ne seront pas déçus : blast, chant hargneux et rythmes rapides sont au rendez-vous. De même, les fans de metal symphonique apprécieront les nappes de claviers qui créent une ambiance planante, voire aérienne et spatiale. Certains morceaux ne sont pas loin de ce que l'on peut entendre sur In the Nightside Eclipse d'Emperor, d'autres se rapprochent plutôt de Graveworm (black sympho italien) et parfois Dissection (black/death melo) pour le côté fortement mélodique des guitares.

 

Au court de l'album, Maleficentia joue sur les ruptures et s'amuse à surprendre les auditeurs. L’enchaînement entre les morceaux peut être abrupte alors que les transitions au sein d'un même morceau peuvent être plus subtiles. Le chant black de Daevhorn, qui rappelle celui de Dani Filth, est de temps à autres relayé par des growls aussi bien maîtrisés. Cependant, le chant guttural gagnerait peut être à être mis en avant lors de ses apparitions pour se démarquer du reste.

 

Le clavier, qui reste simple mais très efficace, peut se rapprocher du son des orgues comme à la fin de « Throught the Mirror of Flesh » ou évoquer les compositeurs de musique classique comme sur le morceau « Twilight Synod ». Ce titre comporte d'ailleurs des incantations dites en latin ainsi que des cris de douleur comme pour mieux nous faire vivre la scène évoquée. De même certains morceaux laissent entendre le bruit du vent ou de la pluie.

 

La guitare, quant à elle, possède une belle part du gâteau notamment sur « Heuristic Embrace », un morceau un peu à part dans l'album. En effet, il débute uniquement par le clavier et intègre petit à petit les instruments. La batterie, d'abord martiale, laisse la place à la lead guitare qui délivre des riffs mid-tempo hautement mélodiques.

 

Dans quelques mois, Maleficentia reviendra sur RadioMetal MetalSound pour nous faire découvrir son 4eme album qui, nous l’espérons, sera aussi réussi que celui-ci !

 

Note : 17/20